@Dijon, no intensity, no victory

Pas de longue analyse pour cette fois-ci contrairement au match face à Rennes. La faible prestation d’hier m’a beaucoup moins inspiré.

Il faut dire que les joueurs caennais sont complètement passés à travers leur rencontre laissant les dijonnais invaincus à domicile depuis maintenant 9 rencontres : 8 victoires et 1 nul. Il s’agit de leur meilleure spirale à la maison de leur histoire.

Les plans de jeu

Le jeu direct caennais impose aux protagonistes à disputer un nombre de duels importants durant un match. L’entraîneur dijonais Dall’Oglio s’attendait donc à un âpre combat : « Il faudra garder la solidité et être vigilants sur les duels et les seconds ballons. Il faudra s’appuyer sur une bonne défense et être créatifs devant. »

Il opta pour un système de jeu pas encore vu cette saison : un 1-3-5-2. L’entraineur bourguignon justifia ce choix par deux facteurs : les absences et le fait que Caen évolue déjà dans ce schéma.

En effet, Patrice Garande a reconduit le 1-3-5-2 déjà vu face à Rennes avec pourtant une modification importante : un triangle au milieu à pointe haute : Féret-Peeters-Rodelin. Vu le résultat final, l’absence d’un profil défensif tel que Baissama Sankoh laisse peut-être entrevoir un manque de cohérence dans ce choix car les milieux titulaires ont clairement manqué d’impact.

Un faible impact défensif

Le projet de jeu caennais s’appuie sur un défi physique imposé à l’adversaire. Mais les joueurs caennais sont passés complètement au travers ce défi et ce sont les dijonnais qui ont remporté ce défi et donc le match.

Dijon a gagné 70 duels contre 56 pour Caen. Malherbe s’est fait punir sur son propre point fort. Les duels par joueurs :

duels caennais.png

Julio Tavares a imposé sa force athlétique à la charnière centrale caennaise notamment face à Damien Da Silva : 15/25 pour Tavares et 2/8 pour Da Silva. Le défenseur caennais s’est clairement fait bouger comme rarement cette saison. En moyenne, il gagne 4,9 duels par match soit 60% et non 25% comme samedi soir.

Une défaite qui sonne comme un rappel à l’ordre : on ne peut pas imposer un plan de jeu basé sur le défi physique si on ne gagne pas ses duels.

Une prestation insipide donc où très peu d’enseignements peuvent être tirés.

Je retiendrai tout de même que la complémentarité Crivelli-Santini tarde à apparaître comme une évidence. Si Caen a besoin d’un point de fixation avec un joueur pivot, est-ce cohérent d’en aligner deux ?

Auteur : statmalherbe

Fanalyste surcoté sublimant les zéro-zéro pour y voir de belles choses, comme pastis. Je suis un génuflecteur de la construction en u vers l'extérieur sans pénétration axiale du SMC. On me dit souvent que je suis pédant quand je m’excuse d’être pédant. Oui, parce que je parle comme un vieux avec des expressions de vieux alors que je suis né le même jour que Jean Calvé (qui a un prénom de vieux)

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